les leçons de choses

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Edition verte des leçons de choses chez Edilivre, l’édition rouge étant épuisée ou disponible en livre de collection

la nouvelle édition est disponible sur les librairies en ligne (chapitre.com, amazon.fr, fnac)

au prix de 18€

 

un extrait est visible ici

edilivre.com

Margo la pocharde

T2007-030

sculpture de Catherine Ducreux

 

 

mon roman « Margo la pocharde » est à la fois une chronique , un blog, et un livre d’art tout en couleurs et haut en couleurs !

l’histoire de Margo , chroniqueuse de bédé loufoque….

 

disponible en Ebook (la meilleure façon économique de lire ce roman à cause des images),

chez Edilivre.com pour 4€ les deux tomes . On peut lire un extrait .

https://www.edilivre.com/margo-la-pocharde-1e5214f2bb.html#.V8vYhI9OI74

dernier bébé littéraire

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http://www.edilivre.com/le-panier-aux-mots-232a18c3f0.html

 

Ceci est un lien direct pour découvrir un extrait ou commander à l’éditeur . Vous le trouverez aussi dans les librairies en ligne:  fnac, chapitre , amazon

« Le panier aux mots  » est un florilège  de poèmes plutôt légers écrits sur  quinze ans d’exercice littéraire .

Les illustrations sont tirées de mon premier livre de poésies dans les années soixante: chacun pouvait y écrire un poème destiné au propriétaire du livre et y coller une image découpée à cette intention dans des planches que l’on trouvait chez le libraire.

C’était en Alsace ,  en 63-64, je n’ai jamais rencontré cette pratique ailleurs .

 

interview 3

 

Rencontre avec Michèle ROSENZWEIG, auteur de «Cocagnes»

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– Dans quelle région habitez-vous en France ?

J’habite depuis dix ans dans le Tarn et Garonne, aux environs de Montauban. Originaire d’Alsace, j’y ai planté de nouvelles racines. Je m’y sens bien,  en paix avec moi-même, dans une petite maison qui fait ma joie  de tous les jours.

– Présentez-nous votre ouvrage ?

« Cocagnes » raconte justement en poèmes et en pastels aquarellables mes pays de cocagne, pays d’abondance et de joies simples dont le Tarn et Garonne fait partie. L’Alsace, l’Australie, les Pyrénées, la Normandie, l’île de France ont été autant de pays où j’ai laissé quelques racines, y ayant habité ou y ayant passé des vacances.  Mes pays de cocagne sont aussi la joie de l’amour et de l’écriture, la joie d’avoir une terre sous ses pieds, d’être dans un corps, d’avoir une passion, d’aimer la vie et ses changements, qui ont un but il me semble, celui de nous épanouir.

 

– Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai voulu inviter le lecteur à un voyage, mais aussi à une réflexion sur le bonheur. Ces poèmes, ces pastels sont profondément heureux  dans une époque de désastre perpétuel. C’est une oasis de paix pour le lecteur tout autant que pour l’écrivain que je suis,  en tous cas une recette personnelle d’écriture et de peinture vers la paix intérieure.

– À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Ma poésie n’est pas intellectuelle, elle est abordable par beaucoup. J’y mêle mon imagerie profonde et ma musique intérieure, de quoi faire rêver et s’évader d’un monde hostile .

– Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Qu’il y a de la joie à trouver en tous lieux, toutes circonstances. C’est une question de changement de focus. La vie nous appelle vers l’avant dans un irrésistible élan, à nous de bouger notre regard avec le vent, pour qu’il ne soit pas contraire mais porteur  de vie. Peut être s’agit-il d’éprouver de la reconnaissance.

– Où puisez-vous votre inspiration ?

Regards arrière sur le chemin parcouru, je puise mon inspiration dans mes voyages, les changements qui se sont avérés bénéfiques malgré l’adversité dans le roman de ma vie. La soixantaine  est un bel âge pour faire le constat.

– Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

J’ai le projet d’un livre de poèmes, d’un livre de proses poétiques et d’un livre de nouvelles. Ils sont tous en cours d’écriture sachant qu’un livre peut mettre plusieurs années à aboutir. Mon prochain livre, celui de poèmes,  est en cours d’édition, il paraitra courant 2016 chez Edilivre et s’appelle « Le panier aux mots ».

– Un dernier mot pour les lecteurs ?

Invitation au dépaysement, à la beauté, à la paix, à la musicalité des mots dans « Cocagnes ». Que chacun trouve en soi ses pays de cocagne, ils existent pour chacun, c’est une question de regard intérieur et de mûrissement. Il faut laisser le temps au temps et profiter des joies simples qu’il nous offre.

 

 

 

le voyage en sapin

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illustration à l’encre pour « déclinaison de femmes  »

pour ce noël 2015 qui se prépare
:

un extrait de « déclinaison de femmes » : le voyage en
sapin

l’histoire d’un femme gardienne des traditions bousculée par
la vie moderne .

« …. Carine papotait. A quatre ans (et demi, pardon), elle
n’arrêtait jamais de raconter, de chanter, de demander.
« Mamie Odile » avait été la chercher le matin. Elles
avaient déjeuné ensemble en complices devant un sac plein de
croissants chauds.

-« Oh mamie, j’ai oublié ! »
s’écria-t-elle.

-« quoi donc ? » Odile ouvrit le carton de
boules.

-« mais tu sais, je sais quel jour on est. Il reste encore
deux fenêtres, c’est pas encore. » Elle dit cela en
secouant la tête négativement avec énergie, les yeux agrandis par
une soudaine inquiétude. Odile la rassura du regard.

-« J’ai oublié d’ouvrir la fenêtre sur le
calendrier. Maman, hier,  elle a lu avec moi vingt deux. Dis
c’est quoi après vingt deux, quarante douze ? »

-« Vingt trois, dit Odile ,c’est pas grave tu
l’ouvriras ce soir ta fenêtre. »

-« Dis mamie, tu crois qu’il a reçu mon dessin le
père Noël ? Mamie, il va me l’acheter, dis , mon
déguisement de fée et une voiture qui roule toute
seule ? »

Odile pensa que de son temps, les pères noëls n’achetaient
pas, ils fabriquaient. La confusion était compréhensible vu
l’étalage des jouets dans les magasins déjà un mois et demi
avant Noël. Combien elles avaient ri Pascale et elle
lorsqu’elles avaient cousu ce costume de fée, combien surtout
elles avaient du ruser pour garder le secret !

-«  Dis mamie,  pourquoi on met des boules sur le
sapin ? »

-«  Dis mamie, pour quoi on peut pas le voir le père
Noël ? »

-« Dis mamie, le père Noël, il va dans tous les
pays ? »

Tout en passant les guirlandes à Carine et en accrochant çà et
là les décorations sur l’arbre, Odile essayait de répondre du
mieux qu’elle pût, ménageant le rêve et la réalité .

Elle n’aimait pas les mensonges, mais elle aimait trop ces
regards candides et émerveillés à la seule histoire, au seul réel
conte de fées de toute une vie d’homme : la plus grande
joie et la plus grande déception d’une vie d’homme. Les
traditions étaient si vulnérables, finalement. . En une génération,
elles étaient menacées d’oubli. Elle avait peur de voir
reculer l’enfance jusqu’à la naissance et de voir
apparaître sur le visage de ses propres petits-enfants ce masque
blasé et à qui l’on n’en raconte plus, à la place
d’yeux écarquillés sur un monde extraordinaire, gentil et
beau. Etait ce donc de l’obscurantisme à l’époque des
fusées ? Jusqu’à quand résisteraient les mythes face aux
explications scientifiques ? Elle se sentit gardienne
d’un passé lointain que tant qu’elle vivrait, personne
n’oserait renier…

Pascale arriva. Elle alla au vif du sujet ; fonceuse, elle
avait  toujours été.

-« Oh, maman, c’est super. J’ai des copains qui
partent skier dans les Vosges. Il y a de la place pour Carine et
moi dans leur bagnole. On part ce soir. »

Odile, l’étoile des  rois mages dans la main se
retourna lentement, s’efforçant d’être naturelle et
détachée.

–         « Tu ne
passes pas Noël avec nous ? »

–         -« Oh
non, tu comprends, il faut que je parte avec eux : le train
coûte cher. Et puis çà fera du bien à Carine … »

– « Dis maman, c’est vrai ? s’écria
Carine, je vais skier ? Je vais voir la neige ?
Youppie !!! »

Puis inquiète :

– « mamie , elle a dit que le père Noël, il allait partout.
Il m’oubliera pas, au ski, hein ? C’est vrai, tu
sais, c’est  mamie qui l’a dit ».

D’un coup d’oeil oblique à sa mère, Pascale la
rassura :

– «  mais non, mais non. Et puis tu verras, là bas, des
sapins il y en a plein la forêt. »

Odile grimpa sur le tabouret, posa l’étoile sur la cime du
grand, grand sapin. Elle se rappela le temps où la neige
n’était pas un amusement. Elle se rappela les raquettes que
mettait son grand-père, du froid quand il fallait chercher le pain
chez le boulanger du village, des chemins qu’il fallait
déblayer à la pelle. Puis elle déposa les personnages de la crèche
au pied du sapin. A genoux, elle regarda ce bout de pied
d’arbre empoté, retenu par des cales invisibles. Ses racines
étaient restées quelque part dans une pépinière ou une montagne
vosgienne. L’arbre, lorsqu’elle se recula pour juger de
‘ensemble, lui parut bancal.

– :- :- :-

 

 

Il y avait vingt deux petites fenêtres ouvertes sur le
calendrier de l’Avent. La vingt troisième que Carine avait
oubliée d’ouvrir, resterait fermée, tout comme les deux
suivantes. Dans l’excitation du départ, un intérêt en chasse
un autre, Carine ne pensait plus à compter les jours. Derrière les
fenêtres, il y avait l’image des petits sablés de Noël de
toutes les formes, celle de chaussons devant une cheminée
qu’un père noël remplissait, celle d’un bébé souriant
sur un lit de paille avec les têtes d’un âne et d’un
boeuf.. … »

Michèle Rosenzweig

« Déclinaison de femmes  » -2014- Edilivre

un nouveau livre !

un nouveau livre ! un-nouveau-livre.jpgun livre de poèmes sur mes pays , ceux des voyages , ceux des
corps  et ceux de l’écrit .

il s’agit de poèmes et d’illustrations couleurs qui
racontent mes pays de cocagne, partout où j’ai laissé un peu mon
coeur , et une salutation au bonheur de vivre.des poèmes
d’ouverture sur le bonheur d’exister .

tout en couleurs avec des illustrations « maison »

chez http://www.edilivre.com

extrait disponible sur ce lien

http://www.edilivre.com/cocagnes-michele-rosenzweig-illustrations-de-l-auteur.html#.VrFsq9LhCHs

 

 

prix 21 euros

les vides, les pleins et les déliés

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suite à la fermeture d’edifree, mon dernier recueil de poèmes a
été réédité chez edilivre

poèmes d’amour à un disparu trop tôt, sa présence impalpable ,
le vide de son absence et la vie plus forte à travers les musiques
, l’écriture , le travail

ce sont des poèmes sur le deuil,  l’absence et la solitude
avec la vie plus forte qui s’insinue au fil des pages .

vous pouvez en lire des extraits sur edlivre.com

http://www.edilivre.com/les-vides-les-pleins-et-les-delies-20c29e1eab.html#.VD9-xLCsXQM

a offrir à tous ceux qui connaissent le deuil, pudiquement