dernier bébé littéraire

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http://www.edilivre.com/le-panier-aux-mots-232a18c3f0.html

 

Ceci est un lien direct pour découvrir un extrait ou commander à l’éditeur . Vous le trouverez aussi dans les librairies en ligne:  fnac, chapitre , amazon

« Le panier aux mots  » est un florilège  de poèmes plutôt légers écrits sur  quinze ans d’exercice littéraire .

Les illustrations sont tirées de mon premier livre de poésies dans les années soixante: chacun pouvait y écrire un poème destiné au propriétaire du livre et y coller une image découpée à cette intention dans des planches que l’on trouvait chez le libraire.

C’était en Alsace ,  en 63-64, je n’ai jamais rencontré cette pratique ailleurs .

 

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interview 3

 

Rencontre avec Michèle ROSENZWEIG, auteur de «Cocagnes»

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– Dans quelle région habitez-vous en France ?

J’habite depuis dix ans dans le Tarn et Garonne, aux environs de Montauban. Originaire d’Alsace, j’y ai planté de nouvelles racines. Je m’y sens bien,  en paix avec moi-même, dans une petite maison qui fait ma joie  de tous les jours.

– Présentez-nous votre ouvrage ?

« Cocagnes » raconte justement en poèmes et en pastels aquarellables mes pays de cocagne, pays d’abondance et de joies simples dont le Tarn et Garonne fait partie. L’Alsace, l’Australie, les Pyrénées, la Normandie, l’île de France ont été autant de pays où j’ai laissé quelques racines, y ayant habité ou y ayant passé des vacances.  Mes pays de cocagne sont aussi la joie de l’amour et de l’écriture, la joie d’avoir une terre sous ses pieds, d’être dans un corps, d’avoir une passion, d’aimer la vie et ses changements, qui ont un but il me semble, celui de nous épanouir.

 

– Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai voulu inviter le lecteur à un voyage, mais aussi à une réflexion sur le bonheur. Ces poèmes, ces pastels sont profondément heureux  dans une époque de désastre perpétuel. C’est une oasis de paix pour le lecteur tout autant que pour l’écrivain que je suis,  en tous cas une recette personnelle d’écriture et de peinture vers la paix intérieure.

– À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Ma poésie n’est pas intellectuelle, elle est abordable par beaucoup. J’y mêle mon imagerie profonde et ma musique intérieure, de quoi faire rêver et s’évader d’un monde hostile .

– Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Qu’il y a de la joie à trouver en tous lieux, toutes circonstances. C’est une question de changement de focus. La vie nous appelle vers l’avant dans un irrésistible élan, à nous de bouger notre regard avec le vent, pour qu’il ne soit pas contraire mais porteur  de vie. Peut être s’agit-il d’éprouver de la reconnaissance.

– Où puisez-vous votre inspiration ?

Regards arrière sur le chemin parcouru, je puise mon inspiration dans mes voyages, les changements qui se sont avérés bénéfiques malgré l’adversité dans le roman de ma vie. La soixantaine  est un bel âge pour faire le constat.

– Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

J’ai le projet d’un livre de poèmes, d’un livre de proses poétiques et d’un livre de nouvelles. Ils sont tous en cours d’écriture sachant qu’un livre peut mettre plusieurs années à aboutir. Mon prochain livre, celui de poèmes,  est en cours d’édition, il paraitra courant 2016 chez Edilivre et s’appelle « Le panier aux mots ».

– Un dernier mot pour les lecteurs ?

Invitation au dépaysement, à la beauté, à la paix, à la musicalité des mots dans « Cocagnes ». Que chacun trouve en soi ses pays de cocagne, ils existent pour chacun, c’est une question de regard intérieur et de mûrissement. Il faut laisser le temps au temps et profiter des joies simples qu’il nous offre.

 

 

 

le voyage en sapin

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illustration à l’encre pour « déclinaison de femmes  »

pour ce noël 2015 qui se prépare
:

un extrait de « déclinaison de femmes » : le voyage en
sapin

l’histoire d’un femme gardienne des traditions bousculée par
la vie moderne .

« …. Carine papotait. A quatre ans (et demi, pardon), elle
n’arrêtait jamais de raconter, de chanter, de demander.
« Mamie Odile » avait été la chercher le matin. Elles
avaient déjeuné ensemble en complices devant un sac plein de
croissants chauds.

-« Oh mamie, j’ai oublié ! »
s’écria-t-elle.

-« quoi donc ? » Odile ouvrit le carton de
boules.

-« mais tu sais, je sais quel jour on est. Il reste encore
deux fenêtres, c’est pas encore. » Elle dit cela en
secouant la tête négativement avec énergie, les yeux agrandis par
une soudaine inquiétude. Odile la rassura du regard.

-« J’ai oublié d’ouvrir la fenêtre sur le
calendrier. Maman, hier,  elle a lu avec moi vingt deux. Dis
c’est quoi après vingt deux, quarante douze ? »

-« Vingt trois, dit Odile ,c’est pas grave tu
l’ouvriras ce soir ta fenêtre. »

-« Dis mamie, tu crois qu’il a reçu mon dessin le
père Noël ? Mamie, il va me l’acheter, dis , mon
déguisement de fée et une voiture qui roule toute
seule ? »

Odile pensa que de son temps, les pères noëls n’achetaient
pas, ils fabriquaient. La confusion était compréhensible vu
l’étalage des jouets dans les magasins déjà un mois et demi
avant Noël. Combien elles avaient ri Pascale et elle
lorsqu’elles avaient cousu ce costume de fée, combien surtout
elles avaient du ruser pour garder le secret !

-«  Dis mamie,  pourquoi on met des boules sur le
sapin ? »

-«  Dis mamie, pour quoi on peut pas le voir le père
Noël ? »

-« Dis mamie, le père Noël, il va dans tous les
pays ? »

Tout en passant les guirlandes à Carine et en accrochant çà et
là les décorations sur l’arbre, Odile essayait de répondre du
mieux qu’elle pût, ménageant le rêve et la réalité .

Elle n’aimait pas les mensonges, mais elle aimait trop ces
regards candides et émerveillés à la seule histoire, au seul réel
conte de fées de toute une vie d’homme : la plus grande
joie et la plus grande déception d’une vie d’homme. Les
traditions étaient si vulnérables, finalement. . En une génération,
elles étaient menacées d’oubli. Elle avait peur de voir
reculer l’enfance jusqu’à la naissance et de voir
apparaître sur le visage de ses propres petits-enfants ce masque
blasé et à qui l’on n’en raconte plus, à la place
d’yeux écarquillés sur un monde extraordinaire, gentil et
beau. Etait ce donc de l’obscurantisme à l’époque des
fusées ? Jusqu’à quand résisteraient les mythes face aux
explications scientifiques ? Elle se sentit gardienne
d’un passé lointain que tant qu’elle vivrait, personne
n’oserait renier…

Pascale arriva. Elle alla au vif du sujet ; fonceuse, elle
avait  toujours été.

-« Oh, maman, c’est super. J’ai des copains qui
partent skier dans les Vosges. Il y a de la place pour Carine et
moi dans leur bagnole. On part ce soir. »

Odile, l’étoile des  rois mages dans la main se
retourna lentement, s’efforçant d’être naturelle et
détachée.

–         « Tu ne
passes pas Noël avec nous ? »

–         -« Oh
non, tu comprends, il faut que je parte avec eux : le train
coûte cher. Et puis çà fera du bien à Carine … »

– « Dis maman, c’est vrai ? s’écria
Carine, je vais skier ? Je vais voir la neige ?
Youppie !!! »

Puis inquiète :

– « mamie , elle a dit que le père Noël, il allait partout.
Il m’oubliera pas, au ski, hein ? C’est vrai, tu
sais, c’est  mamie qui l’a dit ».

D’un coup d’oeil oblique à sa mère, Pascale la
rassura :

– «  mais non, mais non. Et puis tu verras, là bas, des
sapins il y en a plein la forêt. »

Odile grimpa sur le tabouret, posa l’étoile sur la cime du
grand, grand sapin. Elle se rappela le temps où la neige
n’était pas un amusement. Elle se rappela les raquettes que
mettait son grand-père, du froid quand il fallait chercher le pain
chez le boulanger du village, des chemins qu’il fallait
déblayer à la pelle. Puis elle déposa les personnages de la crèche
au pied du sapin. A genoux, elle regarda ce bout de pied
d’arbre empoté, retenu par des cales invisibles. Ses racines
étaient restées quelque part dans une pépinière ou une montagne
vosgienne. L’arbre, lorsqu’elle se recula pour juger de
‘ensemble, lui parut bancal.

– :- :- :-

 

 

Il y avait vingt deux petites fenêtres ouvertes sur le
calendrier de l’Avent. La vingt troisième que Carine avait
oubliée d’ouvrir, resterait fermée, tout comme les deux
suivantes. Dans l’excitation du départ, un intérêt en chasse
un autre, Carine ne pensait plus à compter les jours. Derrière les
fenêtres, il y avait l’image des petits sablés de Noël de
toutes les formes, celle de chaussons devant une cheminée
qu’un père noël remplissait, celle d’un bébé souriant
sur un lit de paille avec les têtes d’un âne et d’un
boeuf.. … »

Michèle Rosenzweig

« Déclinaison de femmes  » -2014- Edilivre

un nouveau livre !

un nouveau livre ! un-nouveau-livre.jpgun livre de poèmes sur mes pays , ceux des voyages , ceux des
corps  et ceux de l’écrit .

il s’agit de poèmes et d’illustrations couleurs qui
racontent mes pays de cocagne, partout où j’ai laissé un peu mon
coeur , et une salutation au bonheur de vivre.des poèmes
d’ouverture sur le bonheur d’exister .

tout en couleurs avec des illustrations « maison »

chez http://www.edilivre.com

extrait disponible sur ce lien

http://www.edilivre.com/cocagnes-michele-rosenzweig-illustrations-de-l-auteur.html#.VrFsq9LhCHs

 

 

prix 21 euros

les vides, les pleins et les déliés

les vides, les pleins et les dlis les-vides-les-pleins-et-les-delies.jpg

suite à la fermeture d’edifree, mon dernier recueil de poèmes a
été réédité chez edilivre

poèmes d’amour à un disparu trop tôt, sa présence impalpable ,
le vide de son absence et la vie plus forte à travers les musiques
, l’écriture , le travail

ce sont des poèmes sur le deuil,  l’absence et la solitude
avec la vie plus forte qui s’insinue au fil des pages .

vous pouvez en lire des extraits sur edlivre.com

http://www.edilivre.com/les-vides-les-pleins-et-les-delies-20c29e1eab.html#.VD9-xLCsXQM

a offrir à tous ceux qui connaissent le deuil, pudiquement

interview 2

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illustration à la plume de michèle rosenzweig pour son
ouvrage « déclinaison de femmes « qui vient de paraitre chez
Edilivre 

 

Rencontre avec
Michèle
Rosenzweig
, auteure de
« Déclinaison de femmes »

Présentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?

Ce sont six histoires de femmes qui vont  de la jeune fille
à la vieille dame, à des moments clés de leur féminité. Une prise
de conscience à chaque fois.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

C’est une interrogation sur ma féminité. J’avoue que
les six héroïnes me ressemblent beaucoup. Je pense que je ne suis
pas la seule femme à être en dehors des normes de la féminité, et
que le lecteur, la lectrice peut s’y retrouver ou y découvrir
une profondeur cachée.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Justement aux lectrices peut être d’abord, mais aussi aux
lecteurs parce que le féminisme actuel a bouleversé notre façon de
penser et d’être. J’ai voulu présenter des
interrogations parce que le féminisme pur et dur ne me satisfait
pas et le machisme non plus.

Que symbolise pour vous la féminité ?

La part complémentaire de l’homme  et non sa part
rivale. Une façon authentique d’être une femme de nos jours
en dehors des clichés. Le droit à la douceur, la beauté, le charme,
autrement …..Souvent plus à l’intérieur que
l’image que l’on donne avec son physique.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage
?

Je voudrais que les femmes se trouvent une nature propre hors
des conventions sociales, qu’elles osent être elles mêmes,
voire différentes,  qu’on les aime pour ce
qu’elles sont  et pas des images de magazines, ni des
superwomen, ni des caricatures de femmes ( blondes ou femmes au
volant par exemple !!)

Comment êtes-vous parvenue à construire ces portraits féminins si
authentiques ?

C’est toujours moi que j’ai mis en scène. Moi jeune,
moi mûre, moi vieille. D’autres femmes comme ma mère, ma
grand-mère, mes amies m’ont aidée à enrichir ces portraits.
C’est la vraie vie que je décris.

Quels thèmes vous inspirent le plus ?

Il me semble que c’est la recherche de soi, et en
extension la recherche de dieu, de soi dans l’univers.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Je voudrais dire à mes lectrices que je les trouverai toujours
belles pourvu qu’elles soient vraies, et à mes lecteurs
qu’ils trouvent en la femme non seulement leur idéal mais
leur complément nécessaire tout en le respectant profondément. La
femme est pour les hommes un mystère parce quelle ne s’est
pas assez dévoilée. Ce livre dévoile une part de ce mystère. Parce
que c’est une femme avide d’authenticité qui l’a
écrit.

michèle rosenzweig et Edilivre . août 2014

interview 1

interview interview.jpgRencontre avec
Michèle Rosenzweig,
auteure de «  Ces gens ordinaires »

D’où vous vient votre passion pour
l’écriture ?

Elle me vient de ma mère institutrice et de son amour pour
la langue française choisie,  de la lecture aussi qui
m’a fait aimer les mots. En 6ème déjà mon prof de français
avait commenté ma rédaction en notant « sur les traces de Mme
de Sévigné « ! A 15 ans mes premiers poèmes ont été une façon
de soulager un grand chagrin d’amour .Depuis toute petite
donc l’écriture fait partie de moi. Etant de nature secrète,
au même titre que la peinture et le dessin elle a toujours été une
façon pour moi d’exprimer mes sentiments les plus
enfouis.

Présentez-nous votre ouvrage en quelques
mots ?

 

Ces gens ordinaires sont des histoires courtes de gens
qu’on rencontre tous les jours  Elles racontent avec
humour et tendresse leurs beautés, leurs travers, leur pathétique,
leur drôlerie. La deuxième partie du livre raconte des gens en
quête de divin

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Parce que j’aime les gens. J’aime les
regarder, les écouter. Il me semble qu’en tant que créatures
de dieu ils ont une part de divin qu’ils doivent mettre à
jour. C’est leur tâche, c’est notre tâche,  la
plus essentielle et la plus sublime.

Quelles sont les principales qualités de votre livre
?

Ce sont des histoires, des nouvelles. Tout est raconté en
peu de mots l’écriture est concise  et alerte. Ce livre
permet d’ouvrir et fermer la page à son gré après chaque
histoire. Le style sort des sentiers battus de la nouvelle. Ici pas
de fin sensationnelle plutôt une invitation à sourire ou à
réfléchir ….Les photographies de Vincent Pandellé sont
vraiment magnifiques c’est un artiste
talentueux.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre
ouvrage ?

Comme je l’ai déjà dit : que dieu est à trouver
en chacun d’entre nous selon notre propre cheminement.
J’ai voulu voir les gens dont je parle comme dieu les
voit : avec amour, humour et compassion

Où puisez-vous votre inspiration ?

Dans la vie quotidienne.Tous ces gens je les ai côtoyés,
tout en malmenant un peu leur réalité   ils sont dignes
d’être des personnages de roman.
Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir
?

J’ai deux ouvrages de poésie en attente
d’édition et d’illustrateur.  Et j’ai
commencé un autre livre de nouvelles. C’est dans ces deux
genres que je me sens le plus à l’aise. L’écriture
longue du roman me fait souffrir, et je préfère  trouver de la
joie à écrire.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Trouvez votre beauté propre. Ces quelques exemples vous
feront vous aimer vous mêmes, rire de vous-mêmes .Cherchez la part
de divin en vous. Bref aimez vous tels que vous êtes, et tels que
vous vous rêvez d’être.

 

edilivre  et michèle rosenzweig- juillet
2014