Don Quichotte

2019-06-13 001

 

l’art et les jardins, comment ne pas céder à l’invitation ?

je me suis installée square MARCEL LENOIR , avec mes pastels  pour croquer le Don Quichotte en papier mâché de Danielle Rouffiac, sculptrice , exposé là avec son Sancho Pança, en bonne compagnie d’autres sculptures, des peintures de sylvie Marty,  et du stand consacré aux arts et aux jardins du libraire « la femme renard « .

voici donc mon œuvre personnelle, interprétée d’une manière plus colorée que l’original.

KODAK Digital Still Camera

Envie de ciel

envie de ciel

 

« Envie de ciel » -pastel aquarellable-2001

extrait de « camisoles de l’espoir  » voici une chanson que j’ai mise en musique et que je chante à l’occasion, en public :

 

NUAGES

Je regarde les nuages

ils n’apportent pas la pluie.

Pour mon âme d’enfant sage

ils sont tout ouatés de gris.

Ils entraînent dans leur sillage

un peu de mélancolie

ils ne pleurent pas c’est dommage

ils me laissent toute attendrie.

 

 

Où allez-vous les nuages ?

Dites moi dans quel pays…

Ici bas j’ai fait naufrage

j’ai perdu le goût du bruit.

La prison de mon image

a tourné au vert de gris.

Tous les barreaux de ma cage

dans le ciel se sont enfuis.

 

 

Bon vent ! Bon vent ! les nuages !

Oubliez nos parapluies

Filez doux ! soyez volages !

Ne cédez pas à nos envies.

Si vous claquez en orages

nous nous mettrons à l’abri,

si nous avons du courage

nous mouillerons nos habits …

 

 

Jolis, jolis, jolis nuages

petites gouttes de pluie

vous invitez au voyage

les yeux du poète ébahi.

Par la fenêtre il voit des plages

des oiseaux de paradis.

Sa plume au vent n’a pas d’âge

c’est en vous suivant  qu’il écrit …

 

C’est en vous suivant qu’il écrit !

village d’Alsace

village d'Alsace village-d-Alsace.jpg

mes racines , mon enfance , mes grands parents, en cette
période de pâques , tout me remonte à la mémoire 

 

 

Totem familial

Qui sont nos pères et nos mères ?

Qui sont ceux qui nous sont chers ?

Autour des tables chatoyantes

Ils ont parlé avec leurs rires

Leurs silences ont vécu

Leurs peines ont tremblé pour la progéniture

Leurs mots nous ont bâti.

Celle qui console et celui qui sévit

Celui qui cajole et celle qui punit.

Et les frères et les sœurs qui ensemble déguerpissent

Et les aïeux dont on connaît les photos…

Tout ce monde m’appartient au plus profond

Marque de haine et d’amour

Taillée dans mes pardons et mes allers-retours.

Famille je nais de vos spores

Je me parthénogénèse loin de vous

Et vous retrouve éternellement grisaillants

Autour des mêmes tables, des mêmes phrases

Qui s’allument en sirops.

Gargarismes rituels qui me comblent pour un temps.

Racines. Plongez en moi, tiraillez-moi.

Et laissez-moi vivre !

Michèle Rosenzweig-Cocagnes 

ma sérénité

ma srnit ma-serenite.jpgtournesols au café -aquarelle -2007

Ma
sérénité

Dans mon ciel serein, je pense, je
suis libre au fond du coeur. J’ai peu d’argent mais je
me contente d’un rien .Je fais attention aux petits riens, je
savoure les choses simples  Une radio louange légère égrène
ses accords dans ma cuisine qui sent bon le café chaud du matin. Un
rayon de soleil perce la fenêtre ouverte et vient illuminer mes
plantes vertes fraîchement arrosées .J’écris, tranquille, sur
du papier quadrillé ma joie d’exister. Ce matin neuf
m’invite à nettoyer tout en moi et autour de moi. C’est
dans les gestes simples que je trouve la paix d’agir en
harmonie avec l’univers. Une tartine de beurre et de
confiture .Un peu de vaisselle à laver dans l’évier. Le chat
à nourrir et à caresser. La table à débarrasser de ses miettes. Une
rose à cueillir au jardin pour la mettre en vase.

Un autre jour commence, pas de nuages, pas d’angoisses, je
remets ma vie à mon dieu.

Tout ce qui a été était nécessité , tout ce qui est reste
à prendre , tout se qui sera s’ouvre devant moi .

Michèle Rosenzweig – « j’en parle à mon chat » 

moun païs: bruniquel et Matin d’été

t ete.jpg

la maison au cyprès -bruniquel-pastel aquarellable

 

Matin d’été

Lent scintillement de criquets, de grillons et de cigales

Dans l’air bleu.

Sur quelque herbe sèche

Se balance l’insecte nerveux

Au milieu des prés drus et des chemins pentus.

Jaunes éclaboussures de soleil

Qui planent, suspendues et subtiles

Comme des oiseaux de proie presque immobiles.

L’horizon soulève des forêts,

Au loin la plaine et ses regrets…

Sur le coteau qui tressaille au vent,

La méridienne pesanteur

Fait croire au ralenti du temps.

Mais il y a des vies d’hommes

Sur cette terre franche

Qui vaquent comme des abeilles et bourdonnent

Entre les murets de pierres sèches

Et les clôtures qui segmentent les nudités éparses

Et les labeurs comparses.

Des volets bruns ouverts

sur une cuisine d’ail et de thym

et dehors sous le tilleul bienfaisant

la table se dresse pour partager le pain.

Bientôt le calme silence fera place

aux voix des hommes qui trinquent

A celles des femmes qui rient

Et tout l’or du monde ne vaudra plus rien

Autour d’un verre de vin et d’un savoureux rôti.

C’est dans l’été plein

Que se gorgent nos âmes d’eau lumineuse et vitale

C’est dans l’été plein

d’éclats de joie et de soleil

Que la vie soudain

Parait à son comble et éternelle.

Mûr comme l’épi, léger comme le papillon,

L’amour remplit tout,

Les monts et les vallons,

Le ciel et les champs,

Les cœurs et les corps,

Les doutes et les peurs,

Les vides et les creux

de nos passagères existences,

avec une frugale et belle acceptance.

Et dans le rire des senteurs d ’herbes et de
fruits,

La joie dit à l’été son grand merci

Et soupire d’aise et de connivences

Autour de la table qui réunit

Tous les bruits et tous les silences.

Michèle Rosenzweig- Cocagnes