Calme et volupté

calme et volupt calme-et-volupte.jpgtechnique : pastels aquarellables

conteuse (suite et fin)

conteuse (suite et fin) conteuse-suite-et-fin.jpg

cette autre moi même qui se donne aux autres par le spectacle
mais ne se donne pas en spectacle, car rendue humble et soumise aux
lois de la beauté, a cet état de grâce qu’est le dire, le raconter
,  la voix porteuse de lumière après l’écrit.

spectacle poétique 2012, invitée par les « enfants du dolmen »,
artistes , poètes et musiciens .

Conteuse

Conteuse Conteuse.jpginspirer ,expirer . les mots cherchent un chemin à travers ma
voix . l’écriture n’est plus qu’un simple papier auquel on
s’accroche de toute sa pensée….

je ne suis belle que par la vibration ……

spectacle poétique 2012 , inviitée par les « enfants du dolmen »,
artistes , poètes , musiciens

les murs

les murs les-murs.jpg

Les murs

 

Devant. Mur. L’absence.

Derrière. Mur. L’indifférence.

Droite. Mur. Isolement.

Gauche. Mur. La haine.

Plafond du silence.

Sol de la survie.

Quatre murs, deux chapes et ma prison.

En chaque mur, j’ai posé ma pierre

Tissé mon piège d’araignée

Heurté mon front

Passé ma main.

J’y ai senti le grain rugueux

L’aspérité coupante

Le joint caillouteux

Le ciment froid.

Le dur du combat.

Le lisse de l’attente.

Le gris sale et obsédant des douleurs.

Le nu, le dépouillement.

Le cognement de l’affront.

J’ai repoussé les murs avec persévérance.

J’ai crépi les murs de ma voix.

J’ai accroché sur la vermine mes tableaux de vie.

J’ai fleuri mes cloisons de la liberté de
l’esprit.

J’ai planté une vigne vierge suspendue sur le vide.

J’ai dessiné une fenêtre pour penser mieux.

J’ai taillé une porte pour partir mieux.

Et je me suis retrouvée dehors

Abasourdie par les possibles.

Mes murs se sont changés en maison

Pour aller et venir comme me chantait bon.

Mes murs ont revêtu des saisons

Et des papiers peints colorés

Mes murs de haine ont fondu leur acier
trempé

Sous le feu blanc du pardon.

Mes murs des montagnes ont soulevé

En une amoureuse éclosion.

Car sous mes murs il germait des graines portées par le
vent.

Roses trémières tenaces et altières,

Grandes fleurs des mois de juin

Racines comme des socs creusant le ciment

Ont rajeuni de rose les vielles pierres dormantes

Cloîtrant la belle habitante.

Et sur les siècles, les longs siècles de fermeture

Le ferment de ma libre foi a cru

En un ciel au dessus toujours ouvert en grand.

Jardin a poussé dans mon enclos

Près du vieux mur de pierres

Qui sépare ma terre

De celle du ressentiment.

La pierre et le bois s’y racontent enfin des
promenades.

Dieu mettrait-il des fenêtres au ciel

Ou du ciel aux fenêtres ?

Chaque mur se repousse avec la force d’un doigt

Qui plante une espérance.

Plus haut plus loin saisis la, ta délivrance…

Ouvre toi,

Si tu ne peux ouvrir que toi.

Michèle rosenzweig- Cocagnes -poèmes